- Cette promenade, dont l’essentiel du parcours se situe en forêt domaniale de l’Orch, devrait séduire les amateurs de nature. Ombragée, elle est idéale lors des chaudes journées d’été. Ce sentier a été rénové en 2025.
- La Martre, notre mascotte du sentier nommée Màrderla, vous réserve quelques belles surprises avec la découverte des dernières prairies du Ried, de quelques sources phréatiques, d’une faune et d’une flore variées.
- Pendant le parcours, vous pourrez vous reposer au « Wàldhiesla« , cabane d’observation nature construite à l’emplacement d’un ancien relais de chasse, table et banc étant à votre disposition.
Ce sentier sur chemins en terre battue ne représente aucune difficulté particulière et il est accessible en poussette tout-terrain.
Merci de suivre le balisage et le circuit du sentier pour une promenade en toute sécurité.

Vous êtes ici devant une relique des prairies du Ried. Pour le botaniste, amateur ou confirmé, ces prairies sont un réservoir inestimable de plantes venues des quatre coins de l’Europe. Au fil des saisons, apprenez à reconnaitre et à respecter, sans les cueillir, quelques-unes des fleurs qui s’y épanouissent.
Le papillon illustré est une Belle-Dame (autre nom : Vanesse des chardons).
La Belle-dame (Vanessa cardui) est une espèce commune et probablement le papillon diurne le plus répandu sur notre planète, n’étant absent que d’Amérique du Sud et, bien sûr, de l’Antarctique. Ce n’en est pas moins un insecte extraordinaire car il est un grand migrateur.
Alors que la grande majorité de nos papillons sont sédentaires et ont une, voire deux générations par an, la Belle dame est un grand migrateur dont le cycle se fait sur 6 générations.
La première part d’Afrique du nord-ouest à la fin de l’hiver et colonise le pourtour méditerranéen, la deuxième gagne l’Europe centrale puis du nord au cours du printemps et peut atteindre les régions polaires. En milieu d’été, la troisième repart vers le sud et la quatrième atteint, en octobre/novembre, le nord-ouest de l’Afrique et le Sahel où se développeront les deux suivantes au cours de l’hiver avant le début d’un nouveau cycle.

Dans le Ried, l’eau est omniprésente. Sous nos pieds, la nappe phréatique alimente certains cours d’eau comme en témoignent les Donnerlöcher, ces résurgences qui donnent naissance aux rivières phréatiques comme l’Orchbach.
Venez découvrir une partie de la biodiversité présente aux abords de l’Orchbach.

Définition d’un oiseau courtaud : Il s’agit d’un oiseau dont la silhouette est relativement trapue ou ramassée, avec un corps compact, un cou peu apparent et des pattes souvent robustes et relativement courtes.
Une forêt est un lieu de vie complexe. Le peuplement, la faune et la flore qui le constituent, ne sont pas que le fruit du hasard. Par ses choix, le forestier influe sur ce milieu. Il veille à favoriser la coexistence d’espèces végétales variées, à des âges différents sur un même espace, en privilégiant le taillis sous futaie.
A vous d’observer et de vous émerveiller !

Futaie irrégulière :
La futaie irrégulière est un mode de gestion forestière durable qui se distingue par la diversité des arbres présents sur une même parcelle. Elle regroupe des arbres de différentes essences, tailles et âges (jeunes, adultes, vieux), répartis de manière hétérogène. Les coupes sont réalisées de façon progressive tous les 8 à 10 ans, en retirant certains arbres (malades, dangereux ou mûrs) tout en préservant le couvert forestier.
Avantages :
– Maintien de la biodiversité
– Paysage forestier stable et esthétique
– Production continue de bois de qualité.
– Résilience accrue face aux aléas climatiques
Ce type de sylviculture est souvent comparé à une « jardinage forestier », car il nécessite une observation fine et des interventions ciblées pour accompagner l’évolution naturelle du peuplement.
Taillis : Le taillis est la partie basse composée d’arbres à tiges multiples, issus de rejets de souche ou de drageons.
Pour élargir vos connaissances, n’hésitez pas à repasser par le Wàldhiesala (cabane d’observation nature) où différentes essences de bois sont exposées.

Ou parcourez le sentier botanique qui vous permettra de reconnaitre les principales espèces d’arbres et arbustes de cette partie du Ried. (Départ à côté de la maison n°7, Rue de la Maison Rouge, près du stade de football).

Le lucane cerf-volant : Brun à noir brillant, le lucane cerf-volant est le plus grand coléoptère d’Europe. Les larves consomment le bois mort en décomposition pendant 3 à 6 ans et atteignent la taille de 8/10 cm (mâles). Le mâle dispose de mandibules qui évoquent les bois de cerfs, qu’il utilise au moment de la parade nuptiale lorsqu’il se bat pour culbuter ses concurrents sur le dos. Les pattes avant sont longues et minces. La femelle, plus petite, a des mandibules beaucoup plus courtes, mais plus puissantes.
L’ail des ours : Très tôt au printemps, une partie de cette forêt domaniale de l’Orch est recouverte d’un magnifique tapis blanc et s’imprègne du parfum sauvage de l’ail des ours.
Connaissez-vous l’ail des ours, d’r Baralàuich en alsacien ? Cet ail sauvage n’est pas réservé aux ours, qui, selon une croyance ancienne, consommeraient cette plante au sortir de leur hibernation afin de se purger des toxines accumulées pendant l’hiver et retrouver leur vitalité.
Ce roi des sous-bois a de multiples vertus : il est revitalisant, détoxifiant, antiseptique, dépuratif, protecteur du système cardio-vasculaire …C’est une super plante détox qui apporte en plus une touche de fantaisie à votre cuisine. A ne pas confondre avec le muguet qui est toxique !

En Alsace-Moselle, le droit de chasse est administré par les communes au nom et pour le compte des propriétaires fonciers du ban, sauf sur les réserves. La chasse est louée pour 9 ans à un chasseur ou un groupement de chasse qui seul peut exercer cette activité sur le territoire.
Voici les traces de deux gibiers que l’on trouve dans la forêt domaniale de l’Orch.

Empreinte de sanglier 8/10 cm de long Empreinte du chevreuil 3/5 cm de long
Les différents pics (dont un est représenté sur l’illustration)
Entendez-vous tambouriner dans la forêt ? Il se peut que ce soit un des différents pics suivants ! Taper contre un tronc d’arbre permet au pic de communiquer avec ses congénères, d’atteindre les insectes situés sous l’écorce et de creuser des trous dans le bois mort.
Le pic épeiche (Dendrocopos major), qui est asocial et vindicatif : il ne tolère jamais la présence d’un congénère sur son territoire.
Biométrie
- Taille : 24 cm
- Envergure : 34 à 39 cm.
- Poids : 70 à 98 g
Longévité : 11 ans

Le pic mar (Dendrocoptes medius), souvent confondu avec le pic épeiche, mais il ne tambourine pas !
Biométrie
- Taille : 22 cm
- Envergure : 33 à 34 cm.
- Poids : 50 à 80 g
Longévité : 8 ans
Le pic vert (Picus viridis), qui préfère trouver sa nourriture au sol.
Biométrie
- Taille : 33 cm
- Envergure : 40 à 42 cm.
- Poids : 180 à 220 g
Longévité : 7 ans
Le pic noir (Dryocopus martius), le plus grand ! Il peut atteindre 55 cm.
Biométrie
- Taille : 55 cm
- Envergure : 64 à 68 cm.
- Poids : 300 à 350 g
Longévité : 11 ans